LE LABORATOIRE




Le bâtiment comprend un laboratoire réparti en deux pièces, dédié au traitement du lait, à sa conservation, ainsi qu’au rangement de la machine et des appareils d’entretien.
Dans la première pièce, se trouve le matériel nécessaire à la pesée : une balance, un petit évier équipé d’un bouton actionnable au pied, une grande bassine munie de deux robinets pour l’eau chaude et froide, les trois produits d’entretien et une poubelle. On y trouve également une table, une cellule de refroidissement et, bien entendu, la machine de traite.
Le laboratoire est nettoyé et désinfecté chaque jour. Pour ce faire, on passe un jet d’eau dans lequel on a préalablement dilué l’un des trois produits, puis on nettoie à l’éponge les zones sensibles de la pièce, notamment les jointures.
La deuxième pièce du laboratoire sert principalement de lieu de stockage. On y trouve des bidons vides destinés à recevoir le lait pour transformation, un tableau équipé d’un évier, une armoire et un grand congélateur. Deux machines y sont installées : l’une pour la pasteurisation, afin d’éliminer germes et bactéries présents dans le lait récolté et pesé, et l’autre pour la lyophilisation, qui transforme le lait en poudre. Les bidons contenant le lait frais et pesé sont stockés dans le congélateur, accompagnés d’une étiquette garantissant une traçabilité optimale.
Une fois pasteurisé ou lyophilisé, le lait est pris en charge par une entreprise extérieure à l’exploitation appelée RegalGel qui vient chercher les produits afin de les stocker dans une chambre froide et les mettre en palettes pour les livrer aux fournisseurs (laboratoires cosmétiques locaux – qui fabriquent des produits pour la marque créée par le propriétaire – ou auprès de laboratoires européens). Il est à noter que les normes en cosmétique sont moins strictes que celles du secteur alimentaire. Le lait fait l’objet de contrôles trimestriels dans les laboratoires partenaires, et aucun cas de contamination n’a jamais été relevé.
Normes d'hygiène et de sécurité
- EPI (combinaison de travail légère, bottes et gants).
- Obligation de disposer d’un appareil destiné à éloigner et éliminer les mouches.
- Tout équipement doit être lessivable.
- Robinets activés avec la jambe.
- Pas de pédiluve à l’entrée.
- Aucune inspection externe pour vérifier les normes de sécurité (ex : Eurofeu ou normes électriques).
- Normes des cosmétiques sont moins strictes que celles de l’alimentaire.
- Lait est contrôlé tous les trimestres dans les laboratoires avec qui ils travaillent.
- En agriculture biologique, il y a interdiction de faire de l’insémination artificielle.
- Pas de protocole de quarantaine à proprement parler (les ânesses sont isolées dans des prés après vermifugation pendant 1 ou 2 mois et sont rebrassées)
- Appel à l’équarrisseur quand un animal meurt (prés d’accès). En montagne, les vautours assurent la décomposition.
- En cas d’avortement, si l’avorton est retrouvé, il est souvent laissé sur place. Si plusieurs ânesses avortent, des autopsies sont réalisées pour écarter un problème sanitaire ou parasitaire.
Un cas marquant : trois ânons morts la même semaine, causé par une contamination du foin par Listeria monocytogenes, qui a également tué deux ânesses adultes. Le lot de foin, probablement trop humide, a été entièrement détruit.


