MONTORY

Située dans les montagnes du Pays Basque, au cœur des Pyrénées-Atlantiques à 400 mètres d’altitude, l’exploitation bénéficie d’un climat doux et humide, tempéré par l’Atlantique et les Pyrénées, ce qui favorise une biodiversité riche, notamment grâce à la proximité du Parc national des Pyrénées.

La Surface Agricole Utile (SAU) de EARL JUMANE est de 85 hectares, dont 50 sont situés à Montory même. Ces terres se composent principalement de prairies permanentes, entretenues selon des pratiques respectueuses de l’environnement, et permettent le pâturage annuel du troupeau, notamment des ânesses et leurs ânons durant la période de traite.

LE BâTIMENT DE VIE

La SAU de Montory dispose d’un bâtiment principal organisé en quatre parties distinctes : 

  • Côté Ânesses : environ 300m² d’abri paillé ouvert sur une prairie de 15 hectares avec deux grands râteliers pour le foin et deux linéaires de mangeoires
  • Coté Ânons : environ 200m² d’abri paillé avec un râtelier et deux linéaires de mangeoires
  • Laboratoire : lieu de pesée du lait, mise en bidon, surgélation, pasteurisation et lyophilisation du lait
  • Couloir de traite

                               Une soixantaine de d’ânesses et d’ânons sont présents dans ce bâtiment.

 

Conformation spatiale

Ce bâtiment est correctement aménagé et les animaux profitent d’un large espace et de ressources alimentaires suffisantes (notamment du foin en libre service) pour vivre.
Au niveau des contraintes, il est situé à côté de la route, notamment d’un petit parking.

Le premier risque que cette conformation spatiale pourrait impliquer est la pollution de l’air par des contaminants chimiques contenus dans le carburant des véhicules qui circulent.

Lorsque l’on passe par le couloir de traite, le bâtiment ne présente pas de défaut apparent.

Le seul que j’ai pu remarqué est une planche partiellement détachée, qui pourrait potentiellement tomber sur quelqu’un qui passe en dessous et le blesser.

Ces éléments ne sont que des détails mais la plupart pourraient être améliorés.

Le plan général du bâtiment indique clairement le sens de circulation lors de la traite : les ânons circulent en vert clair et les ânesses en vert foncé. Dans le bâtiment de vie, ils sont séparés, mais se retrouvent juste après la traite lorsqu’ils sont conduits dans le pré, où leur proximité est nécessaire pour que les ânesses puissent délivrer. Par ailleurs, dans l’espace réservé aux ânons, un enclos fermé leur permet de bénéficier de foin à volonté, tandis que, du côté des ânesses, le foin est accessible librement au centre de leur espace.

Intervenants

LIEU DE VIE

Dangers bactériens et microbiens

Vermifugation (3-4 mois).
Primordial car :
– Nombreux animaux dans le bâtiment
– Surpâturage favorise le développement des parasites 
Protocole réduit au strict nécessaire (coproscopie) mais engendre malgré tout des résidus dans le milieu naturel (via excréments).
Médicaments minimisés au maximum → Traitements naturels sont privilégiés.
Doublement des délais d’attente écrits sur les boîtes.

S’ils attrapent froid et que cela est repéré à temps → Antibiotique (contre pneumonie).

De manière générale les ânes sont très résistants aux maladies, généralement les propriétaires surveillent attentivement leur état de santé plus particulièrement quand ils suspectent un début de maladie ou de blessure.

C’est pourquoi il est conseillé en fin de journée de se laver et de nettoyer ses vêtements immédiatement.

Dangers physiques

 

Les risques physiques représentent l’un des principaux dangers au sein de l’exploitation, tant pour les ânes que pour les salariés :

1) Tout d’abord, le maréchal-ferrant, qui se déplace dans le bâtiment une à deux fois par an, utilise des outils coupants – une rénette, une pince à parage et une râpe – qui, s’ils coupent trop court, peuvent provoquer des saignements chez l’animal et une gêne pour marcher. De plus, l’animal, soumis au stress du parage, peut, même en étant licolé, frapper violemment le maréchal-ferrant avec sa patte. Le résidu de corne laissé dans le couloir est ensuite emporté avec le fumier ou consommé par les chiens.


2)
Par ailleurs, la propreté du bâtiment constitue un autre risque physique. Le sol, en particulier après la traite, doit être soigneusement nettoyé pour éviter les glissades. Il est également essentiel de balayer régulièrement afin d’éviter que la poussière n’irrite les yeux du personnel. Actuellement, ce dernier n’utilise pas de lunettes de protection, ce qui pourrait pourtant être une solution envisageable. Enfin, après la traite, le fumier est retiré et stocké dans un lieu approprié pour être ultérieurement épandu dans les prairies, garantissant ainsi une gestion sécurisée des déchets.

 

LA TRAITE

L’activité principale dans ce bâtiment est la traite des ânesses.
La machine utilisée est une machine de traite pour les brebis avec des ventouses de différentes tailles. Le premier jour j’ai pu constater qu’une ventouse avait été mangée partiellement, sûrement par un des chiens ayant libre accès au bâtiment. Heureusement, ce problème a été réglé rapidement et elle a pu être remplacée.

L’hygiène de la traite est bien respectée. Avant de poser la ventouse sur la mamelle, celle-ci est nettoyée avec des lingettes réutilisables imbibées d’un produit puissant, dermoprotecteur et désinfectant, enlève germes au niveau du trayon. Ils possèdent trois types de produits du Glycofoam, de l’UN 3264 et de l’UN 1716, qui sont utilisés alternativement selon les jours pour éviter tout type de résistance bactérienne. Sur l’exploitation aucun cas de mammites n’a jamais été recensé du fait de l’hygiène de traite respectée mais aussi par une méthode de traite non agressive qui provoque pas ou peu de stress chez l’animal. Si jamais une ânesse fait des mammites, c’est juste le temps qu’elle s’habitue à ce qu’on la sépare de l’ânon.